mardi 22 avril 2014

André de Richaud, La Barette rouge (Grasset, 1938)


Variation sauvage sur le thème de la Belle et la Bête où l'auteur évite à tout moment les pièges du cliché littéraire pour emmener le lecteur toujours plus loin dans les ténèbres humaines. Autour de ces deux figures principales, comme dans Bagarres de Jean Proal, le climat et le paysage des contreforts du Mont Ventoux sont ici des personnages à part entière tant la nature, qu'elle soit humaine, végétale ou minérale, n'est que forces pour le meilleur - la beauté - et pour le pire - la mort. Qui ne sont en réalité que deux formes de la même violence présente au cœur des choses et des êtres.

A mes yeux, ce livre n'a qu'un défaut - son titre - qui, au-delà de son sujet peut-être scandaleux pour l'époque, explique peut-être également son relatif insuccès auprès de la critique et du grand public. La Barette rouge : non seulement, cela n'attire ni l'oreille ni l'intellect par une sonorité particulière ou une nature énigmatique mais, dans le pire des cas, cela choque l’œil car "barette" au lieu de "barrette" a des allures de coquille typographique.

lundi 7 avril 2014

Blast (4 volumes), Manu Larcenet (Dargaud 2009-14)

Perle, assurément ; rare, ce n'est pas à souhaiter tant cette œuvre magistrale mérite le plus large succès possible.
"Irrésumable" mais peut-être une sorte de double moderne et en bande dessinée du merveilleux Juge et l'assassin de Bertrand Tavernier...

samedi 1 mars 2014

Jean Giono, Le Chant du monde (article publié dans "L'Intransigeant" du 17 juin 1932)


Non pas le roman du même nom, mais cet art romanesque qui l'a précédé.

Où l'on apprend que la prose idéale recherchée par Giono est un sublime mélange de poésie concrète et de philosophie incarnée.

Paru en recueil dans Solitude de la pitié (1932), il est à lire ici dans sa version originale.